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Coupôles et ouvertures de toit : le danger de chute sous-estimé sur les toits plats

Les dômes de lumière, lanterneaux et autres ouvertures dans les toits plats font partie des sources de chutes les plus sous-estimées sur les chantiers industriels et lors des travaux de toiture. Ils ne sont pas toujours visibles, ne sont souvent pas résistants à la rupture et se trouvent au milieu de zones où d'autres travaux sont effectués. Les statistiques d'accidents de la BG BAU montrent que les ruptures à travers les dômes de lumière et les ouvertures de toiture sont l'une des principales causes de décès sur les chantiers allemands.

Pourquoi les dômes de lumière sont-ils particulièrement dangereux ?

Les dômes de lumière en plastique sont visuellement difficiles à distinguer des surfaces de toiture portantes, surtout dans de mauvaises conditions d'éclairage ou lorsqu'ils sont sales. Même s'ils sont identifiés comme tels, les travailleurs se trompent souvent : un dôme de lumière semble stable, mais il ne supporte généralement aucun poids. La rupture se produit sans avertissement.

De plus, les dômes de lumière se trouvent souvent dans des zones où des travaux sont effectués, notamment à proximité de systèmes de climatisation, d'unités de ventilation ou d'autres installations nécessitant un entretien fréquent.

Mesures de sécurité pour les dômes de lumière et les ouvertures de toiture

L'information DGUV 201-056 exige que toutes les surfaces non résistantes à la rupture sur les toits soient signalisées et sécurisées. Cela s'applique explicitement également aux dômes de lumière et aux lanterneaux.

Mesures possibles :

Grilles de protection et caillebotis : Des grilles portantes placées sur le dôme de lumière ou fixées à celui-ci. Elles doivent supporter une charge surfacique d'au moins 1,5 kN/m². Pas de filet, pas de grille légère – mais un caillebotis porteur.

Bordure avec protection latérale : Une rambarde autour du dôme de lumière empêche d'y marcher. Cette solution est particulièrement adaptée si le dôme de lumière ne doit pas être entièrement couvert.

Signalisation : Même là où aucune protection physique n'est possible – par exemple pour de très grands dômes de lumière – le risque de chute doit être clairement signalé. Cela ne remplace cependant pas une protection physique si des travaux ont lieu à proximité.

Surfaces résistantes à la rupture vs surfaces non résistantes à la rupture

Toutes les surfaces sur un toit plat ne sont pas également dangereuses. On distingue les surfaces résistantes à la rupture (par exemple, béton, tôle trapézoïdale avec support suffisant) et les surfaces non résistantes à la rupture (dômes de lumière, couvertures en tôle ondulée mince, anciennes membranes de toiture en mauvais état). Le danger réside souvent dans le fait que la différence n'est pas reconnaissable de l'extérieur.

Liste de contrôle : Vérifier avant les travaux de toiture

  • Y a-t-il des dômes de lumière, des lanterneaux ou d'autres ouvertures sur la surface du toit ?
  • Sont-ils résistants à la rupture ? (En cas de doute : supposer que non)
  • Sont-ils suffisamment sécurisés ou couverts ?
  • Les mesures de sécurité sont-elles documentées dans l'évaluation des risques ?
  • Tous les employés sont-ils informés de l'emplacement des zones dangereuses ?

Utilisation complémentaire de la protection antichute

La sécurisation des dômes de lumière complète la protection latérale collective – elle ne la remplace pas. Pour les bords de toit et les zones périphériques, une protection de bord de toit reste nécessaire. Des ancrages mobiles peuvent être utilisés dans les zones où une protection latérale complète n'est pas réalisable.

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Foire aux questions

Les dômes de lumière sont-ils fondamentalement non porteurs ?

En général, non. Les dômes de lumière en plastique ne sont pas conçus pour supporter des personnes et se brisent si l'on marche dessus. Des exceptions existent, mais doivent être prouvées par le fabricant.

Que dois-je faire si je monte pour la première fois sur un toit avec des dômes de lumière ?

D'abord, identifier l'emplacement et le nombre des dômes de lumière, puis planifier et mettre en œuvre les mesures de sécurité avant que quiconque ne monte sur le toit. Ne pas se fier au fait que les ouvertures aient été sécurisées lors de travaux antérieurs.

Dois-je sécuriser les dômes de lumière même si je ne travaille pas à proximité ?

Oui. Si le toit est accessible, toutes les zones non résistantes à la rupture doivent être sécurisées, que des travaux y soient effectués directement ou non.

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